Les femmes, le Sacré et la Foi

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Date : 13/04/2019
Heure :18:00

Lieu :
Eglise Notre-Dame-de-Malpas

48 Avenue Pierre Mendès France
MONTFRIN

Catégories


Description :
Les femmes, le Sacré et la Foi

Vers la fin du XVI siècle le nouveau style des Affetti ou passions humaines, duquel Monteverdi est le maître incontesté, produit dans la musique un changement radical, qui transforme la Renaissance en Baroque.

L’exaltation du féminin, que la Contreréforme adoptera à travers la figure de la Vierge, fera de la femme le principal véhicule des affects. Dans les Arts, l’humanisme de la Renaissance met en lumière la relation du féminin avec la Foi à travers l’Amour et les passions humaines. Des personnages bibliques passionnels comme Judith et Marie Madeleine seront largement représentés dans la peinture du « chiaroscuro » naissant. Dans la Jérusalem délivrée du Tasse, considérée comme la première œuvre baroque en littérature, les personnages féminins sont porteurs de la plupart des émotions dans le poème épique, au point de devenir plus importants que les guerriers desquels ils tombent amoureux. La figure d’Armide, reine, magicienne, amante, archétype des affetti, aura fasciné les compositeurs au-delà du baroque par les passions contrastées dont elle souffre et qu’elle provoque. Dans la musique profane, des chanteuses virtuoses occupent le devant de la scène. Francesca Caccini et Barbara Strozzi se sont rendues célèbres comme chanteuses et compositrices du nouveau style. Les Dames de Ferrara, en tant qu’ensemble de voix féminines, enchantent le public raffiné de la Cour. Dans les couvents fleurit la musique sacrée composée et jouée par les mêmes religieuses. Chiara Margarita Cozzolani, soeur bénédictine, faisait partie des nonnes musiciennes du couvent de Santa Radegonda, à Milan, connues dans toute l’Italie pour leurs talents musicaux et la beauté de leurs voix. Isabella Leonarda, admise à 16 ans dans le couvent des Ursulines à Novara, compose uniquement de la musique sacrée mais son œuvre est prolifique : motets et concerts sacrés de 1 à 4 voix, litanies, messes, dialogues en latin, psaumes des Vêpres et Magnificats et même des sonates pour violon. Dans ce tableau voulant montrer l’importance, trop méconnue de nos jours, de la femme à cette époque, on ne peut pas oublier.